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He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

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He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par Aiuto Tradimento le Sam 29 Oct - 15:27

Un petit village loin des regards, perdu dans le monde, gonflé de rumeurs, légendes, mythes, mais rien n'est avéré. Ils ont internet, ils ont le téléphone, ils ont une école et de quoi être un parfait village comme les autres. Ce qu'ils n'ont pas, c'est de l'aide, si quelque chose venait à détruire leur petit quotidien incessant...

Diego était encore devant son écran, à 3 heures du matin, le ciel était couvert ce soir là et ni la lune ni les étoiles n'étaient visibles. Il mangeait encore des bonbons malgré l'heure et surfait sur des pages très coquines. Il n'avait pas honte, quand on a 18 ans, on ne craint pas le jugement des autres, qui n'a pas ses pulsions à cet âge-là?

Il s'arrêta quand il tomba sur un jeu vidéo. Enfin, sa publicité en tout cas. Mais le design de l'héroïne qu'il pouvait constater l'avait séduit. Qu'elle était mignone, et si il pouvait se pencher là-dessus? Ca a l'air d'être du romantisme, mais si c'était une publicité recommandée, peut-être il y avait-il plus que de la romance banale?

Il téléchargea le jeu en ignorant si un quelconque virus était passé incognito avec le jeu, et une demi-heure plus tard, le ventre plein de confiseries et dans un rot bruyant, il démarra le jeu. Il baissa alors le son rapidement quand celui-ci manqua de réveiller tout le village. Wow, il ne s'attendait pas à un démarrage aussi pétillant ! La jeune fille lui fit alors face dans le menu pour lancer une nouvelle partie. Pourquoi n'y avait-il pas d'option continuer, même si c'était plus assombri pour signifier qu'il n'y avait aucune partie en cours?

Diego n'était pas plus curieux que ça et lança la fameuse partie, le pantalon ouvert au niveau de la braguette, son regard sale et pervers sur le décolleté de l'écolière qui se présentait à lui, toute enchantée de son nouveau partenaire de jeu...

Le lendemain, vers 10h du matin, la mère de Diego l'attendait encore pour le petit déjeuner, c'est la première fois qu'il n'est pas déjà levé à cette heure-ci. Les mères ont ce don du mauvais pressentiment maternel, et son père ne s'inquiètait guère, lisant son journal en observant le berger du coin passer avec ses moutons, bien assis sur son rocking chair devant la maisonnée.

La mère frappa à la porte, une fois, deux fois, trois fois, mais rien, aucune réponse, et coller son oreille à la porte ne donnait rien de plus à la mère. Elle essayait d'ouvrir, mais toujours rien, c'était bloqué, peut-être fermé à clef. Elle frappa plus fort en l'appelant, haussant le ton. Elle finit par faire même céder son mari pour qu'il ouvre cette fichue porte. Aurait-elle dû laisser tomber?

L'après-midi, tout le village savait déjà le drame, mais la police n'avait que trois officiers qui ne savaient quoi dire : Un jeune adolescent retrouvé mort sur sa chaise face à son ordinateur, raide mort, les yeux ouverts et desséchés, la bouche ouverte et emplie de vomi de friandise, et sa mort semble désignée par une électrocution directement au cœur. Mais rien n'est cassé au niveau des câbles et rien n'était assez fort ici pour être conducteur d'une telle décharge. La mère était détruite et le père muet.

Chez les voisins, Martin écrivait sur son blog à ses abonnés le drame, et il trouva un jeu sur son steam qui l'intrigua, un jeu de romance, il n'avait pas de petite-amie et peut-être que ce truc lui apprendrait à savoir en draguer une! Il le téléchargea...
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Re: He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par Aron Grim le Dim 30 Oct - 13:35

L'homme était un peu plus petit que la moyenne, et se déplaçait lentement, très lentement, à petits pas, légèrement courbé en avant, les mains dans les poches. Les quelques voyageurs pressés qui prenaient le métro à cette heure tardive le dépassaient en soufflant, agacés par tant de lenteur. Sa démarche semblait âgée et fatiguée, les mouvements calculés soigneusement pour ne pas tomber, les marches montées avec précautions.
Pourtant, malgré une fatigue évidente, l'homme ne s'assit pas dans la rame à moitié vide.
Un chapeau de tissus souple lui couvrait la partie supérieure de la tête, tandis qu'un long pardessus un peu limé en dissimulait la partie inférieure. On voyait dépasser, en forçant le regard, deux yeux surmontés de binocles, une peau tannée, abîmée, et des favoris broussailleux, bruns, près des joues.
Il ne semblait pas commode.

Et pour cause.
Aron était fatigué. Épuisé, surmené. Quand il était aidé de Grim, les deux compères pouvaient abattre des masses de travail considérables. Mais seul, un nain se débrouille beaucoup moins facilement dans le monde des humains. Il y avait ce business, cette vente de marchandise. Et ce personnage, John Doe, qu'ils avaient créés ensemble. John Doe était la somme d'Aron et de Grim réunis. Généralement, c'était Aron qui portait Grim sur ces épaules, celui ci étant plus à l'aise pour parler. La coordination de leurs mouvements avait fini par être instinctive et les deux créatures se complétaient mutuellement, la première en parlant, la seconde en avançant, la première en se battant, la seconde en calculant.
John Doe vendait de la poudre hautement psychotrope à un public d'homme jeunes, esseulés, et riches.
Mais la fameuse poudre qui leur avait gagné une clientèle n'était pas gratuite. Ils devaient aller la chercher dans l'autre monde, dans des quartiers mal famés des villes de sorcier. Grim en avait fait les frais, il était cloué au lit depuis plusieurs jours, couvert de pustules verdâtres et délirants. Vu en urgence, la vieille sorcière édentée qui avait bien voulu les recevoir ne pouvait rien leur proposer de plus qu'attendre la disparition progressive des symptômes.
Et c'est comme ça qu'Aron dû, seul, juché sur des échasses, livrer leurs clients.

Le village où il devait se rendre était perdu, à plusieurs heures de route de la grande ville. En temps normal il aurait conduit, mais sans Grim, il n'en était pas capable. Il arrivait à peine à garder son équilibre sur les longs bouts de bois qui remplaçaient son compère. Il pris donc le métro, le bus, puis un autre bus, durant deux longues heures, avant d'arriver à destination.
Le temps était pluvieux, le ciel bas, gris, humide. Une femme passa près d'Aron en éternuant.
Les quelques passagers du bus se dispersèrent rapidement, pressés de rentrer chez eux. L'autocar redémarra bruyamment et repartit en sens inverse en faisant crisser bruyamment ses pneus sur la route mouillée. Le nain se retrouva seul au milieu de la grand place, entre un érable centenaire et un parterre de fleurs défraîchi. L'église juste derrière lui sonna dix huit heure. Il sursauta.

Ils n'avaient jamais traité directement avec ce client, qui passait toujours par un intermédiaire, un fidèle consommateur lui aussi, mais qui était mort récemment d'une violente overdose. Dissimuler l'existence d'une substance inconnue dans ce monde, qui stagnait en masse dans les veines d'un jeune macchabée sans histoire, n'avait pas été une mince affaire.
Il n'avait donc aucune idée de son apparence, seulement une adresse qu'il avait trouvé griffonné dans l'agenda du mort. Trois mille dollars, trois milles dollars, se répétait le nain tout en remontant la rue qui allait le mener au manoir. C'était généralement l'équivalent en poudre que prenait ce fidèle, environ tous les deux mois. Celui ci ignorait bien entendu la visite de John Doe _où du moins d'une moitié_ mais il devait se douter que celui ci tenterait de le contacter s'il avait appris la tragique fin de son ami.

Le manoir était un peu isolé du reste du village, il surplombait celui ci en haut de la colline. Il semblait mal entretenu, mais habité. Aron passa les vieilles grilles en fer forgé, contourna une antique automobile blanche au moteur encore chaud, et frappa la porte du lourd heurtoir de bronze. Une petite fenêtre, au grenier, était éclairée. Le bruit de ses coups résonnèrent à travers la porte en bois massif à travers toute la demeure...


Dernière édition par Aron Grim le Ven 4 Nov - 22:58, édité 1 fois
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Re: He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par Aiuto Tradimento le Lun 31 Oct - 15:05

On frappait à la porte. Cela faisait longtemps que les Baxter n'avaient pas reçus d'invités. Martin n'avait rien à voir avec ses parents, ceux-ci étaient plutôt mauvaises langues et malhonnêtes. Certainement pourquoi Martin n'a ni amis ni copine, juste un blog très populaire qui fait son existence, et qui l'empêche de s'arrêter de vivre par les moyens les plus cruels de ce monde.

Tout était éteint mise à la part le grenier où le jeune homme séjournait comme une deuxième demeure, loin de ses parents fatiguants et désagréables et des autres enfants du village qui le malmenaient simplement car leurs parents n'aimaient pas ceux de Martin. L'influence, dites-vous? C'est cela.

Martin se redressa alors que le jeu avait finit de télécharger, il pensait descendre et ouvrir avant sa famille, de peur que l'invité ne fuit, dégoûté de ces comportements de croques morts. Mais il n'en fit rien car le jeu, il voulait l'essayer maintenant. Il fit un double clique sur l'icône de cœur pixelisée rose, et la fenêtre du jeu s'ouvrit. Le même que d'habitude, sans le continuer qui devrait être présent même si incliquable. Martin en fut intrigué, mais il suggéra que c'était les développeurs qui l'avaient conçus ainsi.

Il fit une nouvelle partie et rencontra une jolie demoiselle aux cheveux roses qui était enchantée de le rencontrer et de l’accueillir dans son lycée. Qu'elle était jolie, Martin en avait le regard hébété comme si une véritable fille en chair et en os se tenait devant lui alors. Il pouvait choisir ses réponses, une option vocale était même disponible, manque de chance, Martin n'avait pas de micro intégré...

Plusieurs fois les râles de sa mère lui ordonnaient de descendre, sûrement trop fainéante pour ouvrir et faire la gueule devant l'invité. Il finit par descendre en soupirant, jetant des coups d’œil avant de partir à l'écran. Pourquoi semblait-elle triste?...

Il mit une dizaine de minutes en traînant les pieds à rejoindre la porte, l'ouvrant et observant ce drôle de bonhomme. Ce n'était pas quelqu'un du village, sauf si il venait d’emménager ici, et il se sentait pourtant moins mal à l'aise avec ce type qu'avec ses parents à table.

Le jeune Martin, 15 ans, blonds aux cheveux courts et aux yeux gris, habillé comme n'importe quel garçon de son âge et aux tâches de rousseurs évidentes. Il semblait frêle, comme si le vent pourrait l'emporter à la moindre brise.

Il demanda d'une voix qui n'avait pas encore accédé à la puberté :

"Bonjour, puis-je vous aider monsieur?"

Pendant ce temps, au grenier, quelque chose semblait s'animer...
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Re: He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par L'homme en noir le Mar 1 Nov - 16:50

La voiture noire s'engage sur l'allée dans le crissement des graviers. Véhicule au luxe anonyme et sobre, quelque chose de vaguement officiel. Des gouttelettes de pluie sur la carrosserie impeccable. Les essuie-glaces balayant le crachin en traînées humides.

Le moteur est coupé. Les portières s'ouvrent, et les trois hommes en sortent. Froissement de manteaux qu'on déplie, les pardessus de laine se couvrent de minuscules perles de pluie. Ils referment les portes, presque d'un seul geste. Le plus âgé s'avance, un briquet cliquette entre ses mains. Les deux autres suivent, austères, l'encadrent quelques pas en arrière. Le blond aux traits émaciés porte une mallette, l’autre une serviette de cuir sombre. Ils montent les quelques marches du perron. Une pression sur la sonnette, puis il se détourne, yeux gris perdus sur le paysage de montagnes noyées de brume, dans le lointain. La fumée monte mêlée de vapeur dans l’air poisseux.

L’attente se prolonge. Nouvelle sonnerie. Les deux plus jeunes croisent les bras, sévères sous la pluie qui s’intensifie à présent. Les épaules se couvrent de points scintillants.

Et puis la porte s’ouvre, une femme éplorée, cernes et yeux rougis de chagrins. La cinquantaine approchante, teinture châtain quelconque aux racines un peu grises.

L’éclat d’un badge dans la main du vieil homme, avant qu’elle ne dise un mot.

« Madame Vasquez ? »


« Oui...? »

Le regard épuisé se porte sur les initiales, le logo stylisé de l’autorité judiciaire.

« Inspecteur Davis, et voici mes collègues, inspecteurs Bergmann et Cobbes. »

Le porte-carte de cuir se referme, retourne dans la poche du manteau. Les doigts tachés de brun déplient une feuille, logos et signature officiels. Il continue :

« Je suis navré de vous importuner à nouveau dans un moment aussi difficile... Le magistrat a constaté un manquement lors de l’examen de la chambre de votre fils par nos collègues de la police scientifique. (Yeux tristes et perçants, paupières tombantes, rivés sur les traits de la mère en deuil.) C’est une formalité administrative, mais nous devons malheureusement nous y plier. »


Le visage de la femme se crispe, bref éclair de douleur à l’évocation des termes officiels et froids. Puis l’abattement revient, elle hoche la tête, lentement, résignée. Sans un regard pour l’ordonnance judiciaire, elle se recule, ouvrant le passage libre. Un seul mot, lassitude et chagrin infinis :

« Entrez. »


« Je vous remercie pour votre coopération, madame, nous n’abuserons pas de votre temps. »

Les trois hommes passent la porte, elle leur indique l’escalier de bois vernis, sur la droite. Quelque part dans la maison, une télé allumée débite des slogans publicitaires.

« Roger dort. (Elle le dit sur un ton d’excuse vague, plus un constat qu’autre chose.) Je vais vous guider jusqu’à… jusqu’à la chambre. Passez devant, c’est ici. »


Le vieil homme s’engage le premier sur les marches, cigarette toujours entre les doigts, les deux autres suivent sans un mot. Le couloir, à l’étage, parquet impeccable et odeur de cire pour meubles. Une première porte entrouverte sur un lit deux places face à un grand écran plat allumé. Une silhouette se détache, avachie sur les draps. Un ronflement discret entre les voix télévisées. La femme leur fait signe de continuer, désigne la porte au bout du couloir. Les scellés officiels courent sur le panneau de bois où se lit un dessin d’enfant encadré, en lettres fantaisies : DIEGO.

Cutter officiel sur la bande de plastique officielle. Le battant libéré s’ouvre, les gonds grincent un peu. Le vieil homme s’arrête ici, se retourne vers la mère. Les deux autres entrent, repoussent la porte derrière eux.

Elle observe le visage ridé, comme si elle n’osait pas parler. Puis se lance :

« Avez-vous… Avez-vous déjà du nouveau ? »

La cigarette rougeoie, la réponse vient dans un nuage de fumée.

« Je ne peux hélas rien vous communiquer de plus à ce stade très précoce de l’enquête. Mais je vous garantis que vous serez tenus informés dès les premiers progrès. »


Elle hoche la tête, lentement. Son regard se reporte sur le battant, le dessin enfantin qui l’orne. Elle ne dit plus rien.

À l’intérieur, hors de vue, les mallettes sont ouvertes sur le lit à demi défait, des outils, des boîtes de gants. Un ordinateur portable posé à l’envers, sur le bureau, la coque démontée précautionneusement tenue entre des mains couvertes de latex chirurgical bleu pâle. L’autre homme est penché sur les entrailles de fils et de nappes, retire le disque dur pour le remplacer par un autre identique, copie conforme jusqu’au numéro de série et la petite étiquette de contrôle qualité mal centrée sur l’une des vis du boîtier. Puis les mémoires.

En silence, ils referment le boîtier, remettent la machine en place sur le bureau couvert de papiers de bonbons froissés. Les gants claquent quand ils les retirent, les jettent dans les mallettes, avec le disque dur et les RAM soigneusement emballés. Le blond sort un nouveau rouleau de scellé.

Ils émergent dans le couloir, la porte retrouve son verrou d’adhésif judiciaire. L’homme à la cigarette regarde ses séides, qui hochent la tête, sans mot dire.

Les deux  mutiques referment le coffre après avoir déposé les mallettes. Ils s’installent à l’avant, le moteur démarre. À l’arrière de la voiture le vieil homme soupire, son regard se perd par la fenêtre en direction du manoir isolé, perché sur sa colline, premier voisin de la petite maison proprette qu’ils viennent de quitter. Le briquet étincelle.
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Re: He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par Aron Grim le Sam 5 Nov - 0:16

Le trouble d'Aron n'avait cessé de croître à partir du moment où sa main était entrée en contact avec le métal froid du heurtoir.
Les lourds coups résonnèrent interminablement dans la grande demeure. Dehors, le nain, les animaux nocturnes, le vent, les plantes, la nuit, tous retenaient leur respiration, les yeux fixés sur la porte, cette porte immense où ils verraient apparaître d'ici peu le client tant attendu.
Mais il ne vint pas.
Les grillons reprirent leurs chansons. Non loin de là une chouette s’abattit sur un mulot qui cria, tandis que les chauves souris faisaient claquer leurs ailes dans le noir, quand elles apparaissaient fugacement en ombre chinoise. Le vent soufflait doucement dans les buissons environnants qui bruissaient. La nature s'était lassée d'attendre et vivait.
Pas Aron.
Il était à l’affût du moindre souffle de vie provenant du manoir. Il ne respirait plus, ne battait plus, ne cillait plus. Il entendit plusieurs voix, ce qui le glaça. Il n'avait aucune information stipulant que son client avait l'habitude d'une quelconque compagnie. A vrai dire il n'avait pas d'information du tout. Une adresse, un nom, et une forte somme d'argent payé par un intermédiaire. Puis les voix retombèrent, et le temps se mit à cheminer, interminablement. Aron pensa qu'il attendait bien depuis une trentaine de minutes, et songea à rebrousser chemin.
Soudain, des pas dans l'escalier.
Le cœur du nain failli rompre.
« La marchandise.. votre ami Simon… le magazine... » Il remâchait son discours, celui qu'il préparait durant tout le trajet, pour se donner une contenance. Il eu soudain très envie de son fauteuil près du feu, de ses poids et de ses balances pour soupeser la poudre, de ses livres de comptes, si ordonnés et si rassurants. Il avait envie de sentir l'entrain déraisonnable de Grim lui suggérer que la fortune, c'était pour demain. Il avait envie que ce soit lui, en ce moment, à sa place, brûlant d'un amour des pourparlers et du marchandage.
Le nain casanier entendit soudain la voix exaltée de son collègue, juste derrière lui. « Trois milles dollars mon vieux, trois milles ! On va s'en faire du blé moi j'te le dit ». Il se retourna, apeuré, pour se retrouver face à sa solitude. Il n'eut pas le temps de méditer davantage, car la porte d'entrée s'ouvrit en grand, laissant un flot de lumière cru déchirer l'obscurité.
Aron se trouva face à un enfant. Ses jambes en bois mal assurées échappèrent un instant à son contrôle sous l'effet de la surprise. John Doe se mit à tanguer légèrement vers la droite tandis que ses genoux prenaient un angle bizarre. Le nain se ressaisit, mit en lien les voix entendues précédemment et l'adolescent en face de lui puis compris qu'il avait trouvé son client. John Doe se redressa et une voix grave, caverneuse quoiqu'assez blanche sortit de dessous son chapeau sombre.
« Martin Baxer, je viens de la part de votre ami Simon. Il a de la marchandise à vous remettre »
Une voiture lointaine troubla le silence de la nuit. Une sueur glacée dégoulinait dans le dos d'Aron, mais il estima s'en être assez bien sortit.
« Peut être pourrions nous en parler dans un endroit plus calme ? »
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Message par Aiuto Tradimento le Sam 5 Nov - 11:06

Martin eut comme l'air surpris avant de reprendre son calme, que pouvait-il bien penser à l'heure même, alors qu'il approuvait d'un hochement de tête la réponse de l'homme un peu loufoque et sombre? Simon, ce prénom lui fit l'effet d'une claque à priori, mais il ne laissa pas échapper plus de choses. Quand l'homme proposa de parler dans un endroit plus calme, n'importe qui aurait pu se méfier, se dire que c'était une mauvaise idée, qui sait quelles intentions pouvaient avoir cet homme? Mais Martin accepta assez rapidement, saisissant juste dans son hall un de ses manteaux mal recousu par sa personne. Ses parents ne font même pas attention à lui et ne l'auront pas vu partir plus loin avec l'homme. Il lui posait juste des questions à voix basse, comme :

"Dois-je payer une contre partie quelconque? Quelle est la marchandise en question? Dois-je rembourser le trajet?"

Quand le garçon avait quitté la demeure, une voix féminine appelait, tout là haut, dans le grenier, des gémissements, des complaintes fantomatiques qui appelaient le nom de...Martin. Même de dehors, on pouvait l'entendre fébrilement pleurer après ce nom. En écoutant cet appel, Martin leva les yeux vers son petit lieu de vie dans le grenier, et eut un frisson comme on en a quand on craint quelque chose. Avait-il bien entendu quelqu'un l'appeler d'une voix larmoyante? Il devait délirer, il passait peut-être trop de temps devant un écran d'ordinateur...

La lumière du grenir vint alors à clignoter très vite, puis une courte explosion, l'ampoule venait de mourir dans un craquement plus audible que la voix, et la seule la lumière de l'ordinateur éclairait doucement la fenêtre du haut de la maisonnée. Martin gardait les pieds sur terre, ce n'était qu'un manque de chance, cette ampoule était vieille de toute façon. Il restait concentré sur l'homme et l'étudiait de haut en bas en marchant.

Le Père de famille s'énervait alors dans le manoir, il entendait un tintamarre affreux venant du grenier et, n'ayant pas vu Martin sortir, eut cru que son fils avait perdu la tête. Il monta, martinnet en main dans un grognement menaçant, ouvrant la porte plafonnière menant au grenier, grimpant le petit escalier en bois.

Mais telle ne fut pas sa surprise, personne ne sut ce qu'il vit, mais il eut tellement peur qu'il chuta du petit escalier et tomba lourdement sur le vieux plancher poussièreux d'en bas. La Mère vint à son chevet, si ce n'était pas pour limite se moquer de lui. Mais ses moqueries se turent quand une coupure de courant complète se fit dans la maison. Mais Martin n'en vit rien, bien trop loin désormais et de dos à sa demeure pour se rendre compte de quoi que ce soit.

Le cauchemar ne faisait que commencer pour les parents de Martin...
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Message par Aron Grim le Sam 5 Nov - 15:44

Aron sentit que quelque chose d'étrange se passait dans le manoir, mais il tu son appréhension pour se concentrer sur le client. Il n'avait visiblement pas été assez clair sur la raison de sa venue ici. Tandis qu'ils marchaient le long du petit chemin qui les éloignaient de la demeure, il sortit de sa poche une petit bourse en cuir, qu'il ouvrit légèrement, laissant la lune refléter les milliers de petits cristaux dorés composant la poudre magique. Le nain savait que l'adolescent reconnaîtrai immédiatement la substance que lui fournissait feu son ami contre de l'argent, et dont les propriétés hautement psychotropes avaient dû lui faire vivre d'étranges aventures.

« Je ne viens que pour ça » dit John Doe en désignant l'éclat jaunâtre qu'il dissimula à nouveau dans sa poche. « Simon ne pourra plus vous en fournir, voila pourquoi je suis ici. Si vous souhaitez continuer votre consommation habituelle, je serai votre intermédiaire. J'ai sur moi les doses nécessaires, que je vous ferai au même prix. Comme vous pouvez vous en douter, c'était moi qui fournissais votre ami. »

Aron pris une grande inspiration et regarda autour de lui. La nuit était sombre, mais il entendait toujours un moteur dans les environs. Il pria intérieurement pour que son interlocuteur n'ai plus aucune question et que l'affaire soit conclu, mais il savait que son médiocre talent d'éloquence serai encore exploité avant que les négociations commencent. La confiance, ça ne s'improvise pas...
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Re: He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par L'homme en noir le Lun 7 Nov - 22:27

Crissement des graviers sur la route inégale, que la voiture remonte lentement. Le véhicule est presque trop large, les buissons frôlent les ailes d'un noir mat dans les ténèbres. Haies et broussailles fantômatiques dans le halo livide des phares.

Les grilles de fer forgé étirent leur ombre démesurée comme le véhicule les dépasse. Éclat blanc d'une carrosserie ancienne. La voiture noire se place à côté de la première. Les feux s'éteignent, laissent le manoir et son parc plongés dans une obscurité soudaine. Trois silhouettes se déplient dans le clair de lune. Les portières se referment.

Déclic d'une lampe, puis d'une deuxième. Les faisceaux balaient la façade du manoir, se fixent un instant sur les fenêtres, sur la porte. Un briquet étincelle, halo rouge sur le visage plissé de rides.

Ils approchent de l'entrée, la démarche calme, le doyen en tête, cigarette entre les mains. Doigts tâchés de tabac sur le heurtoir de bronze, les coups résonnent, insistants, forts. Un pas en arrière, des mains gantées de cuir agitent leurs lampes, balaient tour à tour les arbres, les fenêtres, les deux voitures près de la grille d'entrée. Ils attendent.
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Re: He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par Aiuto Tradimento le Mer 9 Nov - 19:45

Martin reconnut évidemment la chose, maintenant qu'il était certain de la raison de la présence de cet homme, ses yeux brillaient de prendre en main cette bourse. Il n'en avait pas eu depuis un petit moment, Simon ayant été silencieux pendant quelques semaines. Martin prenait une toute autre facette devant l'homme.

« Simon ne pourra plus vous en fournir, voila pourquoi je suis ici. Si vous souhaitez continuer votre consommation habituelle, je serai votre intermédiaire. J'ai sur moi les doses nécessaires, que je vous ferai au même prix. Comme vous pouvez vous en douter, c'était moi qui fournissais votre ami. »

Martin acquiesa, se posant néanmoins des questions sur ce qu'il était arrivé à Simon, mais avait-il le droit de poser une question aussi sinistre? Il s'imaginait déjà les pires scénarios pour son ancien intermédiaire. Meurte? Suicide? Overdose? Paranormal?...Tout lui venait à l'esprit, même le plus insensé!

Il ne portait pas la confiance à cet homme, ou plutôt si, mais ce n'était pas la confiance qu'on donnerait à un ami cher, c'est celle d'un garçon qui observait la poudre intensèmment et qui s'impatientait de la récupèrer sans plus d'histoires.

Un bruit de véhicule empêcha les affaires de se prolonger, et une lumière qui disparut au moment où Martin tourna la tête l'intrigua. Des bruits de portières, il y avait des gens qui venaient ici. Quelle étrange soirée, Simon n'est plus, on vient jusqu'à lui, des personnes viennent ici... Il espèrait tout à coup que ce n'était pas la Mort qui était sortie de cette voiture, prête à lui faire payer le prix fort de ses délits secrets.

Il eut une sueur froide et un ravalement de gorge, se retournant vers l'homme avec lequel il conversait, de son regard, et malgré la pâle nuit, on voyait les traits d'un jeune homme qui demandait du regard :

"Vous aussi, vous avez entendu ces bruits?...Que faisons-nous?"

Y avait-il vraiment à craindre au final? Nul ne le sait. De là où les deux gars étaient, ils pouvaient voir trois silhouettes accompagnées d'une source de lumière qui venaient jusqu'à l'entrée. Mais ils étaient trop loin pour être discernés, compris. Martin eut la peur au ventre et recula un peu sans faire de bruit. Il sortit aussi doucement :

"Mon porte monnaie est dans le grenier..."

Il fallait pourtant rentrer, payer cet homme, et retrouver sa vie normale, n'est-ce pas? Mais il ne voulait pas approcher tant que ces personnes étaient là, personne ne venait jamais à cette demeure, donc il avait des frissons d'ignorer qui venait frapper à sa porte.

D'ailleurs, personne n'ouvrit à la porte. C'était le silence complet, et une odeur de grillée remonta jusqu'au dehors de l'entrée. Puis les lumières, plus tôt éteintes, se rallumèrent doucement, paisiblement, sans brutalité. La porte n'était même pas fermée à clef, mais jamais personne n'ouvrira cette porte.
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Re: He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par Aron Grim le Ven 11 Nov - 22:20

Il y avait un bourdonnement gênant dans les oreilles d'Aron, un bourdonnement qui n'en finissais pas. Il pensa d'abord que c'était le sang sous pression qui battait ses tempes, mais le bruit fluctuait, semblait se rapprocher. Il chercha des yeux un insecte quelconque qui se serai approché imprudemment, mais ne remarqua rien dans la pénombre. Ce n'est que quand la voiture s'engagea dans l'allée qu'il compris avec horreur qu'il en entendait le moteur.
Il contint à grand peine un irrépressible mouvement de fuite puis regarda son client : celui ci semblait aussi surpris que lui.
Alors, tout alla très vite.
Aron voulait partir, très vite. Mais Grim n'aurai jamais voulu faire ça. Grim aurai dit, avec sa détermination et son aplomb habituel :
 « Nous avons besoin de cet argent. Alors je sais pas qui sont ces types, mais ils se mettront pas en travers de mon chemin aujourd'hui. Un nain affamé n'a pas le sens du danger, il se débrouillera toujours pour avoir ce qu'il veut ! »
Et Grim, aurai ensuite désigné la petite porte de derrière qu'Aron remarquait maintenant dans la pénombre et il aurai dit
« Allez ! On fonce ! »
John Doe s'aperçut  trop tard qu'il avait parlé à voix haute. Il regarda l'adolescent stupéfait campé devant lui et compris qu'il allait devoir agir.
« La porte là, elle nous mènera au grenier. Tes parents retiendront bien les visiteurs le temps que je prenne mon argent. Il faut être rapide. »
Il refit scintiller un instant la poudre dorée à la lumière de la lune, puis remis la poche dans son manteau et commença à faire de grandes enjambées vers la petite entrée, en priant pour que tout se passe bien.
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Message par L'homme en noir le Sam 12 Nov - 20:02

Nouveaux coups à la porte, un peu plus impatients. La lumière est reparue derrière la petite lucarne au -dessus du battant, derrière les volets, les fenêtres aux rideaux clots. Une odeur monte dans la nuit humide, caoutchouch chaud, électronique grillée, peut-être une nuance de viande au barbecue. L'ensemble est âcre, mêlé de la nouvelle cigarette que le vieil homme allume en attendant devant l'entrée.

Aucun bruit derrière la porte, pas de réponse lointaine, pas de bruits de pas, rien. Les deux séides continuent leur veille, lampes léchant les silhouettes tordues des arbres, des buissons, des murs antiques qui ferment le parc. L'homme à la cigarette soupire dans un long nuage de fumée, fouille ses poches pour sortir des gants de cuir, les enfile en silence.

Un regard pour ses hommes, derrière, sa main est déjà sur la poignée. Ils rengainent leurs lampes, hochent la tête, sans un mot. Il ouvre lentement la porte, s’engage dans le hall. Personne. La demeure est silencieuse. Les deux derniers hommes entrent à leur tour, referment derrière eux, sans un bruit. Ils se déploient de part et d’autre du couloir, reconnaissance rapide des autres pièces, désertes. Le vieil homme patiente près de l’escalier central, sa braise rougeoyante dans la lumière hésitante. Ils reviennent vers lui, sans rien dire. Tous ensemble, ils montent. Pas discrets, réguliers, sur les marches de marbre veiné de noir. Des tableaux coûteux, aux murs, derrière une vénérable poussière. Quelques toiles d’araignée antiques, au plafond très haut.

Une grande pièce, cheminée éteinte, quelques meubles de stockage, grands coffres, armoires anciennes de bois massif. Au centre, un petit escalier raide fixé à une poutre. En haut, une trappe béante, et aux pieds de l’échelle meunière, deux corps. Postures raides, convulsées, plus superposés qu’enlacés, la femme tombée à demi accroupie sur l’homme, lui étendu sur le côté, ses yeux grand ouverts fixant un point vague, quelque part au plafond.

L’un des séides, le blond aux cheveux en brosse, tire à nouveau sa lampe. Il s’agenouille près des cadavres, le faisceau jouant sur les visages crispés, que les ombres rendent plus effroyables encore. Une odeur de surchauffe, de poussière, et de régurgitation gastrique. Une petite flaque blanchâtre s’écoule de la bouche ouverte de l’homme mort.

Le deuxième sbire fait le tour de la pièce, ouvrant toutes les portes pour un bref regard à l’intérieur. À la quatrième, il s’arrête, entre. C’est un petit bureau, encombré de livres et de bibelots divers. Sur la table de bois orné, un Macbook ouvert, éteint, qu’il débranche et ferme pour le glisser dans un long sac pliable. Agenouillé devant le bureau, il rassemble tous les câbles, les quelques clés USB, le disque dur externe dans sa housse néoprène.

Dans l’autre pièce, le blond range sa lampe et s’éloigne des corps. Il redescend l’escalier rapidement, ses pas s’éloigne en bas. Un bruit de porte. Il ressort de la maison.

Debout près de l’escalier, l’homme à la cigarette observe les autres portes que son associé a ouvertes. Deux chambres, le bureau où le blond s’active, une petite salle de bains. Il y entre, parcourt du regard les placards, le réduit, au fond. Sous la baignoire, derrière les battants de bois coulissants, des bouteilles de détergent s’alignent avec leurs logos chamarrés de carreaux luisants, cuvettes propres et propriétés corrosives. Il écarte quelques flacons, en attrape un autre, le sort à la lumière. White Spirit.

Il mouche sa cigarette contre le plastique de la baignoire, la jette dans un coin et ressort, la bouteille entre les mains.
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Message par Aiuto Tradimento le Dim 13 Nov - 15:44

Martin n'en croyait pas ses yeux, ce gars était si brave ! Il encouragea Martin à le suivre dans cette course folle. Allons, on prend juste le porte monnaie, on paie, et tout redeviendra comme avant... Pas vrai? C'est ce que se disait constamment Martin qui ne pouvait s'empêcher de suggérer le pire dans son esprit. Il suivit le plan de l'homme à la lettre, et il oserait espérer que ses parents gardent suffisamment de temps les invités devant la porte. Avec leur sales caractères, les invités auront mieux fait de refermer eux-même la porte et partir. Il suivait avec suffisamment d'endurance l'homme, la sueur froide le parcourant.

En attendant, les coups percutaient la porte, mais personne ne poserait sa main sur la poignée intérieur pour ouvrir. Le trio entre dans la maison silencieuse et dans l'obscurité. Elle semble si sinistre, si elle n'appartient pas de base à des gens sinistres eux-mêmes. Si il n'a personne au rez-de-chaussé, les voilà qui montent au premier étage. Leurs bruits lui parviennent, mais elle ne prends pas encore soin d'y prêter attention. Elle guette, par la fenêtre, quelque chose. Elle sanglote.

Ils ont trouvés les parents, dans le même état qu'une autre personne qui a trépassé de la même manière plus tôt dans la semaine. Elle se tait, elle stoppe ses sanglots, et elle attend, faisant des bruits du dessous, un film qui traverse son imagination. Elle imagine leurs physiques, leurs façon de se comporter, leurs pensées.

Ils fouillent tout, mais pas encore là où elle se trouve. Connaissent-ils Martin? Si ils sont dans la maison, il y a des chances, ils font dans partie de son entourage, voir...De son "cercle social".

De l'étage du grenier, on peut entendre des bruits d'ordinateur qui déconne, un long et strident bruit infini. Si fort, que même Martin l'entendit et s'arrêta un instant. Il savait que c'était son vieil ordinateur, celui de ses parents sont de dernière technologie. Que faisaient-ils à son ordinateur? Ils osent le fouiller? Depuis le temps qu'ils l'ont menacés de jeter ce vieux tas de ferrailles, ils sont peut-être en train de le faire! Martin eut le teint pâle, accroché à son vieil ami rustique. Il regarda l'homme, il fallait presser le pas, tant pis si ses parents le voient en compagnie d'un inconnu bizarre, il devait empêcher qu'on touche à son ordinateur, ainsi, il récupère au passage le porte monnaie et pense le donner complètement à l'homme afin de sceller cette soirée des plus désagréables.

Le bruit ne cessait plus, et la lumière opaque de l'ordinateur affichait une série de chiffres interminables. La chambre improvisée était emplies de jouets nécessitant des piles et aux apparences de petits clowns musiciens et de peluches électriques. Que quiconque monte les marches de cet étage, il comprendra l'enfer, les jouets s'animeront par dizaines et s'avanceront vers l'intrus, le bruit de l'ordinateur s'amplifiera, et les joutes parcourront les métaux de la pièce.
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Message par Aron Grim le Ven 25 Nov - 11:49

(Edit car contresens)

Aron entrebailla légèrement la petite porte arrière. Celle ci grinça. Le nain coupa son souffle, et écouta. Il entendait des bruits indistincts, mais il ne pouvait en déterminer l'origine.
Mais il y avait aussi ce sifflement affreux qui semblait venir de l'étage. Il ne pouvait s'expliquer un tel bruit rationnellement. John Doe se glissa dans la maison sans bruit. Les lumières étaient allumés mais aucune présence au rez de chaussé, apparemment. Plus il se rapprochait de l'escalier, plus le bruit strident s'amplifiait. Il avisa les marches de marbre et se tourna vers son client : "C'est là haut ?". Il regarda autour de lui, le grand couloir qui traversait la maison, de la porte principale à la porte de derrière, et chercha une arme, quelque chose pour se défendre, juste au cas où. Il s'empara d'un vieux parapluie dans l'entrée à la pointe en métal, qui lui semblait lourd. Il le dissimula sous son pardessus furtivement. Il posa avec milles précautions le pied sur la première marche, en priant pour que son geste ne déclenche pas les foudres du ciel. Puis il regarda devant lui, gênés par le sifflement qui résonnait dans sa tête, et aperçu un mouvement à l'étage. "Tu dira à tes parents que je suis un ami à toi" souffla-t-il au garçon. Puis il continua lentement son ascension, attentif au moindre mouvement.
Le bruit lui grondait, grondait de plus en plus, comme si la présence de nouveaux corps de chair dans cette maison sinistre semblait l’intéresser au plus haut point..
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Message par L'homme en noir le Mer 7 Déc - 22:32


La bouteille de white spirit entre les mains, il retraverse la pièce, ignorant les cadavres qu'il frôle de près, au bas de l'échelle meunière. Ses yeux perçants rivés sur la trappe, en haut, d'où semble émaner le crissement électrique qui monte en puissance, crescendo. Il dépose la bouteille sur la cheminée, la mine soucieuse, se tourne vers le colosse au crâne rasé qui sort du bureau, sac de sport pliable passé à l'épaule. Ils échangent un regard, le séide hoche la tête, dépose le sac près de la porte, et, souplement pour sa carrure, commence l'ascension de l'échelle.

Un bruit, alors, dans l'escalier, à demi obscur, des pas feutrés sur les marches de marbre. Le vieil homme se retourne tranquillement, fixe la pénombre. Cille, la surprise se peint sur ses traits ridés, une fraction de seconde. Puis, un léger sourire, indéfinissable. Il s'éclaircit la gorge, s'adresse à la silhouette indistincte :

« Monsieur Martin Baxter ? »


Dehors, le deuxième sbire revient de la voiture, un lourd jerrican entre les mains. Il traverse rapidement l'allée de graviers, ouvre la porte sans discrétion, alourdi par son fardeau. À peine engagé dans l'escalier central, le bidon entre les mains, il se fige, le regard levé vers le jeune homme et la silhouette dans son manteau informe.

Il dépose lentement son jerrican, sans rien dire, froid et peut-être un peu sinistre.
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Message par Aiuto Tradimento le Jeu 8 Déc - 14:09

Martin suivait comme une ombre l'homme loufoque, comme il le surnomme par son apparence. Il l'imitait du tout au tout, s'il s'arrêtait de respirer ou même pour tourner la tête. La peur commençait à lui prendre la gorge et il la raclait le plus silencieusement possible. Il hocha la tête à la question de l'homme. Il était même, le chuchota-t-il, tout là-haut, le grenier. Ne l'avait-il pas déjà précisé? Il le laissa toucher aux maintes affaires, même si il emprunta le parapluie à des fins qui pourraient s’avérer brutales. Il acquiesça à la demande de l'homme. De toute façon, même si il ne le disait pas, ses parents resteront terriblement désagréables. Martin décida par ailleurs de s'armer aussi, et dénicha d'une cachette secrète dans un mur de la maisonnée un couteau suisse. Il murmura :

"Cette maison est truffée de secrets que je parsème moi-même."


Il ignorait que son plus gros secret l'attendait sagement au grenier...

Elle les écoutaient tandis que les jouets bougeaient dans tout les sens dans la pièce animée d'énergie électrique. Les lumières dans la maison clignaient comme du morse. Si l'un de vous connaît et reconnaît ici le morse, il pourra comprendre :

"Dernière Chance."

Oui, dernière chance pour partir avant qu'elle ne commette de nouveau le pire. L'amour surpasse tout, n'est-ce pas? Il est plus fort qu'une poignée d'intrus dans le cœur de Sempai.

Martin sursauta et se couvrit les yeux avec la lumière qui s'éteignait et s'allumait à plusieurs reprises avant de cesser. Un temps de réadaptation aux ténèbres lui était nécessaire tandis qu'une voix dans les ténèbres lui glaça le sang.

« Monsieur Martin Baxter ? »

Il ne répondit pas, restant de marbre, ne sachant plus quoi faire, ne respirant plus. Ses parents n'avaient pas donnés signe de vie, et cette voix ne lui était pas familière. Ne me dites pas que...Ils les auraient...

Martin se couvrit la bouche de ses propres mains pour s'empêcher à tout prix d'afficher sa présence. Pitié, faites qu'il n'approche pas !

Un jouet tomba du grenier sur l'Homme qui commençait à monter. Un petit singe à cymbales qui s'animait et frapper de ses cymbales sur le visage de l'homme dans un rire macaque. Il semblait défectueux, car la voix faisait des hauts et des voix, et un rire plus humain en sortit avant de redevenir un simple jouet qui avançait tant qu'il le pouvait.

Martin, voyant que dans tout les cas, il était repéré, finit par s'avouer présent, et d'une voix terrorisée, répondit :

"C'est bien moi! Mais je n'ai rien fait de mal ! Je le jure! Je ne vous dérangerais pas vous et mes parents, je veux juste monter au grenier avec un ami!!!"

Il essuyait les larmes avant qu'elles ne quittent ses yeux, il ne devait pas trop afficher sa peur.
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Message par Aron Grim le Dim 18 Déc - 4:01

Aron gardait son regard pétrifié fixé sur l'homme en noir. Des gouttes glacées coulaient silencieusement le long de sa colonne vertébrale. Il lui semblait que la silhouette en haut de l'escalier s'était adressée à lui dans un premier temps, mais le jeune Martin avait répondu et avait détourné l'attention sur lui.

Il y avait un drôle de remue-ménage derrière l'homme, il apercevait difficilement un début d'échelle, puis une forme humaine, ou deux peut être, qui se tenait à côté. Difficile à dire dans cette pénombre, avec ce bruit affreux et son positionnement désavantageux. Mais il avait vu assez de chose pour comprendre qu'il devait partir d'ici le plus vite possible.
Il lui fallait une sortie.
En haut de l'escalier ? Impossible. Trop d'obstacles potentiels, aucune connaissance des lieux.
Donc il fallait qu'il fasse marche arrière.
Il ne savait pas que penser de son jeune client, il semblait dépassé par les événements mais le nain n'excluait pas quelques horribles machinations dans le but de le piéger. Il se retourna dans l'espoir de percer ses intentions à jour. Son sang ne fit qu'un tour quand il aperçu l'ombre massive qui se trouvait à quelques pas derrière l'adolescent, et qui les épiait silencieusement.

John Doe ne s'en sortirai pas, mais Aron le pouvait encore. D'un mouvement rapide quasi imperceptible, il dissimula la petite sacoche de poudre sous son manteau, dans la masse de tresses épaisses qui lui couvrait les épaules. Il en sortit son arme de fortune. Puis les jambes de John Doe se plièrent étrangement, dans un angle qu'aucun humain ne pouvait atteindre. Le nain se servait de ses échasses pour se propulser vers le bas de l'escalier. D'un coup, les jambes de l'homme se redressèrent et le propulsèrent en l'air. Il fonça, béquilles en avant, vers l'homme au jerrican.
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Message par L'homme en noir le Dim 18 Déc - 16:12


« C'est bien moi! Mais je n'ai rien fait de mal ! Je le jure! Je ne vous dérangerais pas vous et mes parents, je veux juste monter au grenier avec un ami!!! »

Le vieil homme fixe encore un instant la silhouette sombre, puis son regard passe outre, sonde la pénombre derrière, là d'où s'est élevée la voix terrifiée. Imperceptible sourire, mais ses yeux sont plissés, il semble troublé, interrogatif. Les lumières vacillent, se coupent et se rallument plusieurs fois, il lève le nez vers la lampe du plafond, perplexe. Repasse finalement à Martin, qu'il devine un peu plus bas dans l'escalier.

« Vous n'avez rien à craindre de nous, jeune homme, nous ne... »


Sa phrase reste en suspend comme la forme drapée qui se tenait devant Martin se détourne brusquement, tressaille, et littéralement… s'envole, un saut absurde, impossible pour un humain normalement constitué.

Le séide blond, au bas des marches, porte la main à sa veste. Ses yeux s'agrandissent. Une arme apparaît dans sa main, énorme calibre, un silencieux le prolonge. Sa réaction semble passée au ralenti, déjà les échasses le frappent de plein fouet, barreaux de bois dur à hauteur de torse. Un craquement sourd, il grogne, propulsé en arrière. Sa main se crispe sur l'automatique, plusieurs coups partent, détonations graves, que le silencieux atténue. Des éclats de marbre fusent, odeur de pierre chauffée.

En haut des marches, le vieil homme hausse les sourcils, la stupeur le cloue l'espace de quelques secondes. Puis, le geste calme, il sort à son tour une arme, le cran de sûreté claque. Braque le long silencieux noir sur Martin. Sans réaction du jeune homme, plusieurs balles perforeront son torse, une dernière sa tête, ou la manquera de peu.

En haut de l'échelle, l'homme au crâne rasé jette brusquement le jouet articulé contre un mur. Avant de reprendre son ascension, il prend également un pistolet automatique en main, arme la culasse, la mine sinistre. Puis il s'élance à nouveau, passe la trappe.
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Re: He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par Aiuto Tradimento le Lun 19 Déc - 15:06

...Le sang, les yeux ouverts, écarquillés, les larmes roulant le long des joues. Un râle dans la gorge, des pleurs sourds, tandis que ses organes s'éteignent petit à petit. Le cœur s'arrête de battre, et le cerveau s'endorme à jamais à son tour. Plus aucun bruit ne sort du cadavre tout chaud. L'ampoule éteinte au plafond de la pièce observe le corps immobile. L'ampoule reconnaît le corps immobile. L'ampoule reste éteinte.

Mais autre chose s'anime. Là haut. L'homme au crâne rasé est dorénavant en danger. Tous les jouets s'animent plus vite, ils chauffent, la fumée sort de leurs circuits qui étincellent. L'ordinateur au centre de la pièce brille si fort, on ne peut pas voir ce qu'il affiche. Les câbles autour bougent, ondulent comme des serpents, animés par le courant qui les parcours. Un jouet parvient à quitter le grenier sans être remarqué. Tombant à la renverse, roulant dans le petit escalier, tombant, roulant jusqu'au cadavre.

C'était une petite poupée de porcelaine avec dans son coton une batterie et un haut parleur intégré. La poupée se relève, sa tête qui s'est retournée durant la chute se tourne, tourne, tourne jusqu'à retrouver sa place normale. Son regard de poupée, vide, malsain. Une voix enfantine se réveille dans la poupée.

"Papa? Papa? Papa?..."

Elle cesse de bugguer.

"Papa...Pa-Pa...Par....Pars...Pars d'ici."

Les yeux de la poupée brillèrent en blanc, son circuit s'anima tandis que la poupée se rua dans un geste robotique vers l'homme au silencieux, celui qui avait commit le crime. Il peut tirer dessus s'il veut. Elle n'en a que faire. Ses cris déchirèrent alors la nuit, l'ordinateur poussa un bruit strident.

Ils venaient de tuer son bien-aimé.

Les jouets s'aggripaient aux jambes du crâne rasé. Ils essayaient de le déstabiliser, de lui grimper dessus, de le faire s'écrouler. Plusieurs jouets fermèrent la trappe pour le pièger dans le grenier afin de le juger et de le punir comme il se doit.

L'ampoule au dessus de l'homme au silencieux clignotait à toute vitesse pour le gêner dans sa vue, jusqu'à éclater et les étincelles tombèrent au sol, allumant un départ de flamme sur le tapis de sol.

La cuisinière dans la cuisine en bas de la maisonnée commença à s'allumer, micro ondes, radiateur, plaque chauffante, four. Si les flammes sur le tapis ne venaient pas à illuminer la nuit, alors celles d'une bonne recette de cuisine de viande bien cuite fera l'affaire.

La maison devenait folle, et vous? Qu'en est-il de votre santé mental...?
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Message par Aron Grim le Lun 19 Déc - 19:55

Le nain affolé avait mis un instant à se remettre sur pied. Ses échasses s'étaient cassées en même temps que les côtes de son adversaire, dans un CRAC sonore.
Dans sa chute il avait entraîné le jerrican d'essence qui se répandait à présent tout doucement sur le parquet du rez de chaussé.
Aron vit sa vie défiler, avant de comprendre que l'homme baraqué ne se relèverait pas.
Il pouvait encore s'en sortir.

Il lui semblait entendre les pas de l'homme en noir descendre doucement les marches dans sa direction. Le bruit au grenier devint effroyable.

Au comble de la terreur, le nain se débarrassa prestement de son imperméable, de son chapeau, lutta quelques secondes pour retirer les restes de ses béquilles accrochées à ses bottes, puis, trébuchant, titubant sous l'effet combiné de sa peur effroyable et du choc, il longea le couloir pour atteindre la porte d'entrée.

C'est donc sous une apparence totalement différente que John Doe atteins son but. C'était un petit homme d'un mètre trente, au long cheveux dressés, dreadés, enroulés autour de son cou, et au menton glabre.
Ses vêtement de toile sombre et ses bottes de cuir lui donnait un air moyenâgeux.
Chacun de ses mouvements lui arrachait un gémissement de douleur aigu.

Le couloir étaient d'encre, la poignée glacée. Aron la tourna, et une bouffée d'air frais le frappa au visage. La première chose qu'il vit fut une voiture. Et la seconde chose qui lui frappa l'esprit fut un plan d'évasion.
Un changement prodigieux se produisit en lui. D'une impulsion rapide, il se rua en arrière, atteins l'homme évanoui, se baissa et lui retourna les poches. Une larme de joie coula le long de sa joue abîmée lorsqu'il en extirpa un jeu de clef.
Sa porte de sortie.
Il se releva aussi sec, s'élança et... glissa le long du couloir sur la flaque de combustible. Celle ci s'était étendu et recouvrait à présent la moitié du couloir, à partir du bas de l'escalier jusqu'à l'entrée. Le nain termina sa glissade contre le mur, sur le postérieur. Il était meurtri, contusionné, mais la seule chose qu'il pouvait voir était la porte tout près de lui.
Il sortit.
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Message par L'homme en noir le Lun 19 Déc - 22:27

Un regard usé, infiniment las, pour le corps qui convulse un instant sur les marches, pour s'immobiliser à jamais. Puis un bruit sec attire son attention, un jouet qui dégringole les marches, la petite voix enregistrée gémit, un timbre aigre, pénible. La poupée se redresse et se précipite, commence à grimper les marches. Au même instant, la lampe de l'escalier se rallume, un flash aveuglant, l'ampoule éclate. Le vieux fumeur lève un bras pour se protéger des projections de verre brûlant, par réflexe. Cille plusieurs fois dans la pénombre, regard rivé au sol.

La poupée a atteint sa jambe. Les minuscules mains de porcelaine frappent, s'aggripent au tissu de laine du pantalon à pinces. Il secoue le pied, la renvoie bouler dans les marches. Le pas un peu incertain, toujours à demi aveuglé, il descend, trottine maladroitement. Passant au niveau de la poupée, il lève le talon, l'écrase au sol, crissement de la céramique sur le marbre. De petits morceaux blancs se dispersent, certains tombent dans la mare sanglante qui se forme sous le corps de Martin.

Au bas des marches, le jerrican est presque vide à présent, la flaque d'essence serpente, s'infiltre entre les planches, gorge le vieux bois poreux. Il plisse les yeux, observe la forme inerte de son séide étendu près de la porte, veste ouverte sur sa chemise sanglante – le torse trapu a une forme étrange, un peu enfoncée au milieu des côtes. Le vieil homme se baisse à sa hauteur, touche la gorge épaisse, qui ne pulse déjà plus. Un filet de sang et de matière translucide coule de la bouche et du nez, aucune bulle ne s'y forme.

Dehors, une petite silhouette traverse les ténèbres. Le vieil homme sort sur le perron, lève son arme, yeux plissés dans la nuit impénétrable. L'index se place sur la détente. Hésite. Le silencieux suit approximativement la trajectoire du petit homme, puis soudain s'interrompt, se baisse lentement. Le doigt quitte la gâchette, et l'automatique retourne au holster.

Il descend du perron, laisse la maison devenue comme vivante, parcourue de vie électrique incontrôlée. Le paquet de cigarette émerge dans ses mains.

Au grenier, le second séide se débat, grogne, sous la pression et les coups, griffures, l'agitation générale des jouets qui l'assaillent de toute part. Son arme toujours en main, plusieurs coups partent, perforent le sol de cratères hérissés d'échardes. Péniblement, Il lève la main, essaye de viser l'ordinateur. Mais cédant sous le poids, il s'écroule, les derniers projectiles sifflent près du moniteur – peut-être une le touche-t-elle ou érafle-t-elle sa coque de vieux plastique.

Dehors, le vieil homme allume une cigarette.
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Re: He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par Aron Grim le Mar 20 Déc - 8:46

Dehors, le vieil homme allume une cigarette.

Dehors, la nuit est claire, la nature endormie se semble pas étonnée par ce qui se passe dans le manoir. Le froid est mordant, vivifiant.

Le calme et l'obscurité de cette nuit d'automne est soudainement perturbé par deux traits de lumière aveuglante suivi immédiatement du ronflement d'un moteur.
Le nain, ayant réussi à pénétrer dans la voiture, tente désormais de la manœuvrer. La tache est rude, car ses courts membres ne lui permettent pas d'accéder aux pédales et au volant d'un même mouvement.
Il ajuste le siège, sans quitter des yeux le vieil homme las. Son regard est déterminé. Un seul mouvement brusque de la part de l'inconnu et il envoyait la voiture sur son adversaire.
Il allait s'en sortir, et personne ne l'en empêcherait.
Il repensa à la silhouette indistincte qu'il avait vu monter au grenier quand il entendit le bruit d'un coup de feu. Il leva d'effroi la tête : la maison était parcouru de courant électrique, peut être aussi d'un début d'incendie, et le bruit de plusieurs balles réussirent à percer encore à travers le tintamarre sur-aiguë qui emplissait la bâtisse. Mais ce n'était pas lui qui était visé.

Aron reposa les yeux sur l'homme en noir. Il était médusé de n'avoir pas été abattu pendant cette seconde d’inattention.
Si rien ne l'en empêchait, il allait faire une marche arrière maladroite, avant de s'engager sur le chemin du retour, et s'évaporer dans la nuit..
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Re: He was a liar! (RP LIBRE) (Contemporain)

Message par Aiuto Tradimento le Mar 20 Déc - 13:00

Le silence, la douleur, l'obscurité. Une lumière qui s'éteint, l'ordinateur implosant. Tout redevient paisible, si on peut dire ça comme ça. De certains jouets, on peut entendre des sanglots en sortir. Tandis qu'une partie de la maison redevient lumière, afin de redevenir ensuite poussière. Près du cadavre qui devenait doucement froid, la poupée l'observe, et de ses yeux de plastique, coule une larme d'huile noire.

"Il ne faut pas tomber amoureux, car quand on tombe, on se fait mal. C'est là qu'on voit si quelqu'un vous rattrape par amour. Je n'ai même pas pu te rattraper, Martin... Pardonne moi..."

La poupée se cala sur son torse à l'endroit du coeur, et s'éteignit ainsi, quelque chose réchauffait l'atmosphère doucement, et le village entier fut rapidement au courant.

"Les pompiers, appelez les pompiers!!!"

"Ils sont encore dedans!?"

"Mon Dieu, faites quelque chose, il y avait un enfant ici!!!"

"Bon débarras."

Les réactions étaient diverses, tandis qu'un attroupement de foule se faisait autour de la maisonnée. La petite patrouille de police n'en pouvait plus en un week-end de folie. Plusieurs cadavres avaient entachés l'honneur du petit village qui effrayaient dorénavant les touristes pour plusieurs années consécutives.

Un jeune garçon joue à sa console, une gameboy advance plutôt vieille mais inestimable pour l'enfant, interdit de sortir voir ce qu'il se passait dehors car à son âge, on ne se mêle pas des problèmes d'adultes. Sur l'écran, alors que le jeu était un simple RPG Pokémon, un personnage qui n'était pas prévue passe sur l'écran, ressemblant aux autres petits personnages.

Mais son physique était doté de cheveux roses et d'une apparente tenue d'écolière. La musique se stoppa sur son passage, et une mélodie enfantine sortie durant qu'elle traversa l'écran, avant de disparaître de nouveau, et le jeu reprit son cours.

Personne ne cru l'enfant quand il expliqua ce qu'il avait vu.

Et le jeu était de nouveau présent sur Stream, et un autre joueur, sur une autre ville du bout du monde, prit ce jeu, et ouvrit le .exe.

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